Dominique Perret, le skieur de l’impossible à Soleure, 24 septembre 2009

Ce 24 septembre Dominique Perret a fait l’immense plaisir aux 200 auditeurs et spectateurs qui s’étaient rassemblés dans la halle-forum de la HESO de leur présenter son freeride déjanté. Avec simplicité Dominique a expliqué comment préparer une aventure. Il a essayé toutes les neiges du globe, celle des Alpes bien sûr, mais aussi celles de l’Himalaya, des Rocheuses canadiennes, de l’Alaska, de Patagonie, du Groenland et bien d’autres.

Pour lui tout est simple. On ne devient pas freerider de l’extrême d’un jour à l’autre. Il a chaussé ses premiers skis à deux ans et, depuis cet âge, il a voulu en faire son mode de vie. Il est le ski, il fait corps avec la montagne. Il explique comment il choisit son tracé en étudiant minutieusement les obstacles. Depuis le bas, les barres de rochers sont bien visibles mais arrivé au sommet, il faut tout transposer dans un paysage blanc d’une perspective toute différente.

Mais pour lui, cette cartographie inversée est simple. Alors son trajet devient une suite de courbes d’une parfaite élégance. "Les faces sont comme des poésies. Il y a celles que tu as beau lire et relire mais que tu n’arrives pas à apprendre. Et puis, celles que tu retiens du premier coup. Le ski dans les Alpes, j’arrive assez bien à le percevoir, c’est un terrain que j’affectionne particulièrement".

En mars et avril, Dominique Perret a dévalé maintes pentes du val de Bagnes jusqu’au Mattertal pour réaliser un film de douze minutes "Home Swiss Home". Il a ainsi retrouvé toute la richesse de cet "incroyable terrain de jeu que les Alpes nous offrent. Avec toute l’équipe de tournage, on était vraiment sur le cul tellement c’était fort, magnifique. Faire le plus beau ski du monde et, arrivé en bas à la cabane, avoir droit à cet accueil fabuleux, c’est unique ! Je n’ai vécu cela nulle part ailleurs".

Les deux films projetés à la HESO ont envoûté les spectateurs, de même que les commentaires et les conseils dispensés aux jeunes qui voudraient goûter à cette liberté. Mais Dominique les a aussi avertis des dangers, tel celui d’avoir voulu, l’année dernière, descendre une pente en prenant son temps. La coulée de neige l’a alors rattrapé et il s’en en sorti avec un genou cassé.

Quelle belle soirée l’orateur nous a offerte, avec sa simplicité et sa chaleur naturelles.

Eric De Bernardini