Les fous politiques fascinent … et les folles … n’existent pas ?

Les fous politiques fascinent et les peuples, dans les périodes d'incertitude, n'hésitent pas à leur donner le pouvoir, car ceux-ci n'hésitent pas non plus une seconde à flatter l'illusion de puissance de leur nation. Voyez Poutine, Assad, Kadhafi, Erdogan, Kim Il Jong, Hitler, Staline, peut-être Donald Trump, peut-être Ni- colas Sarkozy… tous des hommes de la même trempe, que dis-je des super-mâles fascinés par la supposée suprématie d'une race ou d'une nation, ou des deux à la fois, en commençant naturellement par l'intime conviction de leur génie personnel.

Pourquoi aucune femme ne s'est jamais aventurée à jouer à fond un tel rôle ? Vous me direz probablement: parce qu'elles n'en ont pratiquement jamais eu la possibilité. Ceci est vrai et faux à la fois. Le Royaume-Uni a eu Elisabeth 1ère, Margaret Thatcher, la Russie Catherine II, l'Argentine Mme Kirchner, l'Allemagne a Angela Merkel, et les États-Unis auront probablement bientôt Mme Clinton. Même la plus extrême des femmes citées ici, probablement l'impératrice de Russie Catherine II, a toujours confronté ses actes aux opinions de Voltaire et Diderot. Mme Thatcher, surnommée la dame de fer, a respecté sans résistance antidémocratique les décisions populaires et les résultats des élections. À l'évidence, il existe des femmes comme des hommes fascinés par le pouvoir, mais tandis que certains hommes n'hésitent pas à manipuler ou même à contourner la constitution de leur pays pour conserver ce pouvoir ou même tenter de le transmettre à leur propre lignée, les femmes de pouvoir sont certes persévérantes, mais dans l'action moins violentes. Même si elles suscitent pour certains l'admiration, elles ne semblent pas susciter un culte presque inconditionnel de la personnalité comme tous les hommes cités plus haut. Certains potentats sont donc capables, par leur langage et leur comportement, d'éblouir une portion de la population de manière à ce que les propositions les plus déraisonnables ou les comportements les plus abjects soient acceptés comme tolérables ou même dignes d'admiration pour autant qu'ils semblent correspondre aux intérêts d'une puissance nationale à laquelle leurs thuriféraires s'identifient.

Les peuples dans leur détresse réelle, supposée ou suggérée, ont comme un besoin d'un dieu de remplacement... Les déesses restent pour la beauté, pour l'amour, mais pas pour le pouvoir. Allez comprendre !?

Le moujéri