Soirée Carnaval, 8 mars 2011

Les cancans d’Honolulu

En tant que plumitif occasionnel, nul besoin de s’emBarrasser, pas de crainte du Boulet, on n’se fait pas qu’des Ami(s), m’enfin, où y a de la gêne, y a pas Eugène !

A la Couronne ce mardi gras 2011, on eût pu croire que dans la grande salle de ce vénérable paquebot de la vie sociale soleuroise avait été organisée la « soirée du capitaine » tant celui-ci en imposait dans son élégante tenue, au point que les représentants du haut Conseil d’Etat, même le plus grand d’entre eux, en avait perdu de leur superbe. Erreur, mes ami(e)s, vous vous êtes fait mener en bateau ; le capitaine en question était un capitaine d’aviation à la fine moustache grisonnante, à la voix sensuelle, aux yeux bleus cachés par de sombres lunettes lui permettant, sans s’attirer les foudres de la cheffe de cabine non moins élégante qui l’accompagnait, d’admirer les élucubrations et les tailles de guêpes d’un essaim de chanteuses qui, faute d’être toujours compréhensibles, contribuaient heureusement au maintien du taux hormonal des mâles présents. Comment après de tels spectacles, ne pas avoir envie de s’envoyer en l’air ? Mais il y en avait, à vrai dire, tout autant  soit pour les oreilles de nos compagnes, avec la belle voix basse d’un grison (Grison ?) exilé sur les pavés de la « Calla de los Burros », soit pour leurs yeux, avec les magnifiques muscles d’un autre chanteur ou les nombreuses bedaines des « pavarettinis » de service.

Janine, une fois de plus, attirait sur elle les regards de nombreux jeunes admirateurs de son âge avec un tain, (pardon un teint) asiatique à points noirs qui ne faisait en réalité qu’allusion au tournesol, à la différence, bien sûr majeure, que dans ce cas le tournesol s’était transformé lui-même en soleil. Au moins trois de ses chevaliers servants complétaient le tableau d’ensemble avec des couvre-chefs dont la taille était en proportion inverse à leur esprit.

Saviez-vous qu’à la place du Sesseli on va construire une nouvelle ligne du Bipperlisi  jusqu’au sommet de « notre montagne » ? Connaissiez-vous les strophes du nouveau Solothurner Lied ? Saviez-vous comment on pourrait améliorer les résultats des Suisses au test Pisa ? Tout cela et bien plus encore, vous auriez pu l’apprendre sous l’insigne conduite de notre capitaine, de sa maitre(sse) de cabine et d’une vingtaine d’autres membres hilares de notre Cercle, sans devoir vous limiter au verre d’eau qu’avait bu devant la dite Couronne, il y a des lustres, le déjà petit prédécesseur du petit Nicolas. Nous avons un grand capitaine, nous…

Le mouton noir