William A. « Bill » de Vigier, samedi 8 septembre 2012

 

Une belle soirée d’été, le cadre exceptionnel du „Sommerhaus“ de la famille de Vigier à Soleure et un groupe nombreux de membres du Cercle Romand : avec tous ces éléments favorables de notre côté, et avec comme perspective un apéro après la visite de l’exposition, nous sommes partis à la découverte des étapes clés de la vie de Bill de Vigier. Nous étions accompagnés par deux guides très compétentes en la matière et passionnées pour nous faire découvrir un personnage exceptionnel, fils de la ville de Soleure.

Comme d’autres personnages, le jeune William n’a pas trouvé facilement sa place dans la société. Nous pouvons nous imaginer que pour ses parents, cette étape fut difficile et éprouvante. Finalement, Bill prit conscience que cette phase était décisive pour former son caractère.

Dans les années 1930, la Suisse était en pleine récession et un avenir dans son pays natal était difficilement envisageable. La décision de partir en Angleterre s’avéra comme point de départ de son succès impressionnant dans les affaires. À Londres, il décida de produire un étai réglable en acier pour remplacer les étais en bois utilisés jusqu’à ce jour. Bien évidemment, une telle innovation dans un métier tellement conservateur comme celui du bâtiment était difficile à vendre.

Avec persévérance, Bill réussit à convaincre quelques personnages importants du bâtiment anglais des avantages des étais en acier, malgré l’investissement de départ plus important.

La deuxième guerre mondiale freina un peu les affaires avec les étais, mais Bill contribua à l’économie de guerre par des pièces pour les chars de combat, ou les avions DeHaviland Mosquito, ou bien les pontons pour les ports démontables « Mulberry ».

A partir de 1946, la reconstruction de l’Europe et la hausse des économies permettra à la société Acrow de croître et de s’épandre rapidement dans le monde entier. En 1947, Bill de Vigier venait de gagner son premier million de livres, - qui ne sera pas son dernier. Le proverbe comme quoi « l’argent attire l’argent » s’est vérifié quand Bill de Vigier inaugura une mine de diamants au Liberia, dont les revenus ne sont pas colportés.

Finalement, il démissionna en 81 de ses postes au sein de ses différentes sociétés et se sépara de ses investissements par Management Buy-out (MBO).

Ce qui reste. ce sont plusieurs fondations, dont une dédiée à la promotion active de l’économie suisse en soutenant des jeunes entrepreneurs aux idées novatrices.

Nous tenons à remercier chaleureusement Jean-Claude Strebel pour l’organisation parfaite de cette visite, nos guides Simone Fetzer et Iris Käch et Anne-Marie et Jean-Claude pour cet apéro extraordinaire.

José Scherrer