Les orchidées, un exposé de Claude Claude Weyermann, le 17 avril 2013

En ouverture de son exposé Claude nous donne quelques indications permettant de comprendre un peu sa passion pour les orchidées. Il est ingénieur-horloger de formation et a surtout travaillé dans notre région: Jura bernois et Granges. Puis il s’intéressa à la botanique d’une manière générale pour se spécialiser ensuite dans le domaine des orchidées, en étudiant d’abord celles qu’on voit en Suisse. Car il y en a de 140 à 150 sortes. Souvent les gens ne réalisent pas que ce sont des orchidées car elles sont très différentes de ce qu’on peut voir chez les fleuristes. De plus, elles se cachent souvent dans l’herbe.

Pour profiter aussi du savoir des autres, Claude et son épouse Christiane ont adhéré à plusieurs sociétés spécialisées, tel le groupe de Bienne. Dans et autour de leur maison, ils n’ont pas beaucoup de place: une petite serre de 4 m2, quelques fenêtres libres de leur appartement et quelques arbres et rocailles au jardin. L’entrée de la maison n’est pas chauffée pour pouvoir y soigner certaines fleurs ne supportant pas la chaleur venant en particulier de la région himalayenne ou des Andes. Sur ces emplacements assez restreints mais par beaucoup d’observation, ils ont appris comment cultiver les orchidées ; ce sont aussi les déboires et l’expérimentation qui leur ont permis de corriger leurs erreurs.

Puis Claude nous fait découvrir que le monde des orchidées est immensément plus vaste que ce que nous connaissons par l’étal du fleuriste. En effet, cette famille florale compte environ 40'000 espèces, mais on en découvre encore chaque année bien que son habitat forestier se restreigne continuellement. Les formes et les grandeurs des fleurs sont presque innombrables. Mais elles présentent toutes la même morphologie: trois sépales disposés en étoile, deux pétales symétriques entre les branches de l’étoile et, vers le bas, le labelle ; au centre, la colonne appelée aussi staminode contenant les étamines et le pistil. Le labelle peut former une poche, comme sur le sabot de Vénus.

Les mouches, les abeilles, les papillons pollinisent les orchidées. La forme, la couleur, le parfum attirent ces insectes. En général le labelle est la pièce la plus grande pour que l’insecte puisse s’y poser. Une fleur fécondée perd très rapidement son attrait en se recroquevillant ; le parfum s’atténue en quelques heures.

Les substrats que les orchidées affectionnent sont des éléments plus perméables à l’air et à l’eau que la terre habituelle du jardin. La plupart de ces fleurs croissent sur des rochers, des arbres ou au bord de lacs en exigeant très peu de substrat. Il faut que l’eau puisse couler sur les racines et non les baigner ! Le contact direct des racines avec l’air est absolument nécessaire au développement de la plante. Certaines plantes vivant dans les pays soumis à la mousson peuvent se passer totalement d’eau pendant cinq à six mois. Cette fleur pousse sur tous les continents.

Les sociétés d’orchidophiles proposent de nombreuses conférences et organisent des expositions où chaque membre peut apporter sa contribution florale. Claude y a déjà reçu quelques diplômes qui prouvent son savoir-faire. L’orateur nous montre ensuite de nombreux clichés dont la description dépasse largement le cadre du présent résumé. En complément à son diaporama, il nous montre de nombreux échantillons de substrats du commerce, les uns à base de fibres, d’autres utilisant le charbon ou le sable. Une importante documentation peut aussi être consultée par les auditeurs.

Merci à Claude et à Christiane Weyermann pour cette très intéressante soirée aux images si colorées.

Eric de Bernardini