Démonstration d’un orgue par M. Jean-Pierre Simmen, 1er septembre 2016

                                                     

 

Par une soirée ensoleillée, une vingtaine de membres sont accueillis à l’église St-Klemmenz de Bettlach et orientés par deux sociétaires vers l'ascension d'une longue escalade en béton armé. La mise en place terminée retentissent 19 sons de cloches, la présidente souhaite la bienvenue et remercie le démonstrateur tout en précisant que le présent orgue est original ; celui-ci fut construit en 1920 puis rénové en 1960 à l'église.

L'orateur est diplômé de musique d’église et organiste ; l'orgue est sa passion, il fournit des prestations dans plusieurs églises. C'est avec plaisir qu'il nous explique que sa maman lui a toujours parlé du Cercle Romand, en bien, a-t-il souligné !

D'emblée, avec une méthodologie précise, il nous a montré les trois éléments essentiels qui composent l'orgue.

La soufflerie regroupe la production du vent et de l'air sous pression à l'aide d'un ventilateur électrique en sourdine. La tuyauterie englobe le matériel sonore, ces éléments sont regroupés dans des meubles appelés « Buffet ». Le présent orgue a 1600 tuyaux à bouche dont le principe est celui d'une flûte ; il existe aussi des tuyaux à anches dont le principe s'apparente à la clarinette. La console regroupe les claviers, cet orgue en a trois ayant 60 touches chacun, avec un pédalier. Il a ajouté qu'il existe une variante d'orgue avec plus ou moins de tuyaux et de claviers. L'option de l'accouplement permet d'accoupler les claviers entre eux et le pédalier en parfaite synchronisation. Il a terminé sa théorie par le « crescendo », un rouleau d'introduction progressive des registres ; plus il appuie sur une marche spéciale, plus haut sera le registre sélectionné. C’est par ces décibels si forts comme dans un office du dimanche qu'il termina l'exposé théorique sous les applaudissements de l'auditoire attentif. Pour lier la théorie à l'acte, deux petits-fils de M. Jean-François Ducaud ont été invités à prendre place et à essayer l’instrument. Louis a joué une partition avec le clavier et Alain est parvenu à jouer avec le pédalier. N’étant qu’un enfant, il avait de la peine à appuyer sur les pédales. Invités à jouer, nous avons décliné l'offre pour des raisons personnelles.

Il enchaîna sans insistance avec un petit concert : de la mélancolie à la joie (le triomphe de la marche), improvisation « Sphärenklänge », Rep. 360 (1), « Là-haut sur la montagne » et, de J.S. Bach, « Klavierbüchlein für Anna Magdalena Bach », 1725 : 2 Menuette (livre 10, pp. 44,45), Toccata et Fuga en d-Moll, livre 51, p.42.

La présidente lui a remis un cadeau et nous étions ensuite conviés à un toast dans un restaurant de la place.

Samy Nimi