Visite du musée des automates Jaquet-Droz à Neuchâtel

 

 

 

Favorisés par un temps magnifique, c’est en train que nous arrivons à Neuchâtel pour la visite du musée des automates. Le bulletin d’inscription nous avait déjà un peu documentés sur les trois plus célèbres automates de Jaquet-Droz qui ont trouvé leur place définitive à Neuchâtel depuis 1909. En arrivant, on nous a d’abord montré une vidéo des trois personnages. En sachant que les explications de la vidéo ne seraient peut-être pas très bien comprises par des personnes non « techniques », Monsieur Piller, un des deux restaurateurs des automates, nous a montré et expliqué - avec humour - le fonctionnement de « ses protégés » : L’Ecrivain, Le Dessinateur et La Musicienne.

M. Jaquet-Droz était un horloger très doué avec une compréhension technique énorme. Il s’était créé une bonne réputation avec ses pendules et ses montres partout en Europe. En Espagne, le roi lui achetait tant de pendules qu’il avait enfin les moyens de se consacrer davantage à la construction assez coûteuse des automates. Les mouvements des personnages de ses automates sont actionnés par des cames. Une came (Excenter en allemand) est un disque dont la forme extérieure n’est pas ronde mais a un profil  avec des montées et des descentes. Quand la came tourne, un levier la touche, suit la forme irrégulière extérieure et transforme ce mouvement sur la partie correspondante de la poupée. La fabrication de ces cames n’est pas difficile, mais la tringlerie après le premier levier jusqu’au membre de la poupée (doigt, bras etc.) est très complexe et était un des points forts de M. Jaquet-Droz. Il a fallu attendre jusqu’à la deuxième moitié du 19ème siècle pour que ce système de cames de commande trouve son application sur des machines de fabrication (les automates de décolletage) et qui a permis la fabrication en masse et de haute précision.

Après cette visite au musée, nous avons apprécié un bon casse-croûte dans un sympathique restaurant neuchâtelois style « Belle Epoque » avant de reprendre le train pour Soleure.

 

Marc Vogel